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Atelier d’écriture #302 – La vie est une montgolfière

Atelier d’écriture #302 – La vie est une montgolfière

Waow ! 302e atelier d’écriture. Chaque photo postée par Alexandra de Bricabook me dévore.

Avec elle, j’ai appris que certains thèmes transpirent de mes textes : liberté, absolu et voyage. Qu’ils reviennent comme le refrain d’une chanson oubliée.

Je m’apprivoise chaque fois plus, je laisser parler ce qui vient. Aujourd’hui, des montgolfières. J’aurais pu partir dans une petite aventure. Finalement la technique m’a rattrapée. La technique de la montgolfière. Et quand la nuit arrive et nous montre que le jour ne suffit pas, mes pensée s’éclairent de liberté et d’espièglerie.

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Version podcast et plus bas : le texte

 

-Dis, Comment ça fonctionne une montgolfière ?

– Comme la vie !

– Pardon ?

– Eh bien, pour certains la vie c’est un manège. Et bien pour moi c’est une montgolfière. N’as-tu jamais été collée au sol de l’ordinaire, lestée par l’ennui. Etalée à terre, comme fuyant ton envie d’altitude, de hauteur.

– Euh …

-Puis, il te suffit d’un courant d’air chaud pour prendre vie. Chaud comme un baiser déposé, juste là, au creux du dos. Celui qui fait frémir ta peau dans une onde suave et qui déploie petit à petit ta toile de ton désir. Celle qui est restée froissée depuis bien trop longtemps.

-Tu divagues ….

-Non, je navigue … C’est une envie aérienne qui t’envahit laissant le ballon de tes rêves se tendre lentement puis ardemment, à s’en éclater dans une jouissance délirante. Et c’est maintenant que doucement, joliment et gracieusement, ta lourde ossature s’élève guidée par un cordage tendu de passion. Voilà que tu décolles enfin. Plus de pesanteur, plus de corps, que les soupirs d’un bruleur pour grimper toujours un peu plus.

-Euh… je … euh …

-Alors bien sûr, il faut de l’expérience pour pour éviter la torche d’un tourbillon mensonger, et pour savoir gagner en altitude en s’accompagnant des courants ascendants et porteurs. Tutoyer les ciels audacieux, comprendre la profondeur d’un silence, lâcher prise en toute quiétude sans ivresse demande de la maîtrise. Pour bien démarrer rien de mieux que border le soleil. Le crépuscule comme blanc-seing. Tout est permis, au moins, jusqu’à demain

-Tu es sur que tu me parles de montgolfière

-De quoi d’autre sinon ?

-Ben… euh, qu’est-ce que j’ai chaud… je suffoque

-Alors, rien de mieux que s’envoyer en l’air.

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6 commentaires

  • Blandine C- 30 avril 2018

    Bien joué !

  • Tara- 30 avril 2018

    Joli texte à tiroirs, et bravo pour l’enregistrement ! Très agréable.

  • Nady- 30 avril 2018

    Parfait !

  • Valerie- 30 avril 2018

    Une idée joliment rendue. Bravo.

  • la fllibust- 05 mai 2018

    Bien vu ! C’est parfait cette mise en mots aérienne qui nous colle à la peau, efficace, bien que l’interlocuteur semble être terre à terre et manque un peu d’air. Moi ? j’ai décollé, très haut, merci à toi

  • Leiloona- 05 mai 2018

    Yeaaaaaah superbe métaphore filée ! ♥

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